CHRONIQUE

100% ORIGNAL

Par Pier-Alexandre Tremblay

L’importance de l’écoute à la chasse à l’orignal

En tant que chasseurs, nous investissons beaucoup de temps à pratiquer nos vocalises. Après tout, nous cherchons à améliorer la qualité de nos appels pour mieux déjouer ce grand cervidé. On associe souvent un «bon» chasseur à un excellent calleur, et je ne peux pas contredire que des appels réalistes représentent un atout indéniable.

Cependant, je fais partie de ceux qui croient que l’écoute demeure encore plus importante que de multiplier les appels.

Ma recommandation aux chasseurs : prenez régulièrement le temps de vous arrêter et d’écouter, surtout lorsque vous vous trouvez dans des zones où les signes frais d’orignaux abondent. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai obtenu des réponses simplement en demeurant immobile et attentif quelques minutes au même endroit. À mon avis, dans un scénario de chasse, un chasseur devrait investir plus de temps à écouter qu’à vocaliser. 

Petite anecdote

À la mi-octobre, j’étais sur un petit plateau de montagne où j’effectuais des appels de femelle assez volubiles. Nous étions restés environ dix à quinze minutes au même endroit à écouter. Les chasseurs qui m’accompagnaient m’ont alors demandé si nous pouvions poursuivre notre trajet de chasse. Je ne peux pas leur en vouloir, j’ai accepté leur demande.

J’avais une caméra installée dans la coulée, à environ 400 mètres de l’endroit où j’avais vocalisé. En visionnant les images un peu plus tard, j’ai constaté qu’un mâle se dirigeait directement vers nous en vocalisant et en marchant d’un pas rapide.

Le mâle venant sur le call de l’auteur…

Leçon de cette situation: si j’étais resté un peu plus longtemps à cet endroit pour écouter, j’aurais probablement eu un contact avec ce mâle.

Complément vidéo à la chronique l’importance de l’écoute.

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